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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 20:58

Suite aux deux reportages précédents présentant l'hôpital Sainte-Anne (HSA) et l'hôpital public de Mananjary, frère Renaud, ami du père Jean-Yves, et Angèle, opératrice radio, nous font découvrir les cuisines de Sainte-Anne.

Ces cuisines tournent à plein depuis que HSA accueille des malades et leurs familles suite aux cyclones Batsiraï et Emnati.

Merci de "cliquer" sur le lien ci-après. Bonne vidéo !

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22 mars 2022 2 22 /03 /mars /2022 18:35

Frère Renaud, un ami du père Jean-Yves, est à Mananjary pour quelques semaines.

Il nous a envoyé quelques vidéos que nous avons montées pour en faire un petit film.

En cliquant sur le lien ci-après, vous pourrez découvrir les différents services de l'hôpital qui fonctionne depuis fin février 2022 avec du personnel HSA et du personnel de l'hôpital public de Mananjary, en partie détruit par le cyclone Batsiraï.

Bonne vidéo !

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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 19:25
Le 2 mars, le père Jean-Yves envoyait aux associations ALEHSAM (Lorraine) et ATAHSAM (Touraine) une vidéo à visionner lors des assemblées générales de nos deux associations.
 
Pour lancer la vidéo, cliquez sur ce lien :
 
(Film réalisé par Maxime, un jeune français d'Antsirabe, qui travaille avec Raymond Arbona. Tous les deux présents à Mananjary pour venir en aide aux sinistrés.)

 

Quelques messages du père Jean-Yves délivrés dans cette vidéo :

 

 

 

 

"Je crois que les images que vous voyez se passent de commentaires."

 

 

"L'hôpital public, complètement détruit, à la demande du président de la République et du ministre de la Santé, s'est installé à Sainte-Anne."

"Mon quotidien est soit d'être dans l'ambulance, soit de diriger les équipes de réfection."

 

"Il y aura peut-être 3 à 6 mois de travaux."

 

 

"La centrale solaire a failli exploser, la peur de ma vie, j'ai cru ma dernière heure arrivée."

 

"La catastrophe a pu être évitée grâce à Gérard d'ESF*."

* Electriciens Sans Frontières


"La situation demeure dramatique et difficile."

 

 

 

 

"Encore une fois, je vous dis un grand merci et je suis sûr que, depuis la France, malgré les évènements qui se produisent en Europe, vous continuerez d'être avec nous.

Un grand merci !"

 

RAPPEL :

Le père Jean-Yves se propose de gérer, en local, un compte spécifique dont les fonds, recueillis par les Missions Étrangères de Paris, seront distribués aux sinistrés des cyclones Batsirai et Emnati.

Il ne faut pas oublier tous les besoins de l’hôpital par exemple le changement des batteries, régulateurs et de toutes les réparations à effectuer….

Merci de libeller votre chèque de don à "Séminaire des Missions Étrangères de Paris"

D'écrire au dos du chèque : "au bénéfice du Père Jean-Yves Lhomme" puis "pour les sinistrés" ou "pour l'hôpital".

Puis de l'envoyer à l'adresse suivante :

Procure Centrale M.E.P. / 128 rue du Bac / 75341 Paris Cedex 07

Les MEP vous délivreront un reçu fiscal en utilisant l'adresse indiquée sur le chèque.

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19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 21:38

Message du père Jean-Yves Lhomme du samedi 19 février 2022

 

 

Nous attendons le prochain cyclone Emnati qui devrait arriver sur Madagascar mardi. On ne sait pas encore s'il rentrera plus au nord ou encore une fois chez nous.

 

 

 

L'hôpital Sainte-Anne a la responsabilité de protéger les malades. Nous bouchons toutes les ouvertures pour que l'eau ne rentre pas...

 

 

...et nous posons des sacs de sable sur les toits.

 

 

 

 

Nous devrions avoir terminé avant son arrivée. Après, nous ne savons pas.

Nous attendons! Il n'y a rien d'autre à faire !

Sinon d'espérer que s'il est pour nous, iI sera moins violent que Batsirai...

 

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 23:04

Message du père Jean-Yves Lhomme du 16 février 2022

 

La première intervention chirurgicale à l'Hôpital Sainte-Anne dans un bloc opératoire sinistré. Le second bloc et la salle de réveil le sont également. Si les toits ne sont pas partis, l'eau est rentrée horizontalement par les claustras d'aération entre le plafond et le toit. On n'utilise donc pas les machines d'aseptisation qui seraient inopérantes.

 

 

 

Pour pouvoir opérer, il a fallu enlever des blocs opératoires les plaques de placo-plâtre qui sont tombées sous le poids de la laine de verre gorgée d'eau. Il est d'ailleurs 20h45 et le Dr Rinah est en train de faire une césarienne. Une petite fille vient de naître.

J'attends Dr Rinah pour le faire dîner et le ramener ensuite.

 

 

Si la première intervention chirurgicale a été faite par le Dr Jaona, le second chirurgien de l'hôpital public, cette première césarienne a été faite par le Dr Rinah, médecin chef de l'hôpital public et chirurgien. J'ai assisté à la première naissance à l'Hôpital Sainte-Anne. C'est une petite fille qui, je crois, s'appellera Anne-Marie. La maman et l'enfant vont bien et ont déjà quitté l'hôpital.

 

 

 

L'hôpital Sainte-Anne a donc été mis à la disposition de l'hôpital public de Mananjary complètement dévasté. Notre service de radiologie fonctionne avec Christian, le manipulateur radio de l'hôpital Sainte-Anne.

 

 

Willy, le cuisinier de l'hôpital Sainte-Anne, que j'avais recruté en vue de l'ouverture, a fait l'école hôtelière La Rizière de Fianarantsoa. Je l'ai appelé plus tôt que prévu pour les malades, et surtout ceux qui n'ont plus rien, puissent manger et pour le personnel de l'hôpital public à Sainte-Anne qui est de service 24 heures.

 

 

 

 

Si j'ai mis à la disposition du cuisinier deux de mes ouvriers pour l'aider (ils s'y sont mis d'ailleurs magnifiquement bien), c'est le personnel soignant qui fait la distribution.

 

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13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 10:00

 

Pour le père Jean-Yves, les besoins des sinistrés sont considérables avec en priorité, la reconstruction des cases (de l'ordre de 200 Euros par case). La majorité des ouvriers qui interviennent sur le chantier HSA sont logés dans une case de la région de Mananjary.

Il faut aussi pouvoir acheter des médicaments en pharmacie car il est impossible de s'en procurer sans paiement d'avance. HSA qui n'est pas encore en service ne possède pas de médicaments.

Le père Jean-Yves se propose de gérer, en local, un compte spécifique dont les fonds, recueillis par les Missions Étrangères de Paris, seront distribués aux sinistrés du cyclone Batsirai.

Il ne faut pas oublier tous les besoins de l’hôpital par exemple le changement des batteries, régulateurs et de toutes les réparations à effectuer….

Merci de libeller votre chèque de don à "Séminaire des Missions Étrangères de Paris"

D'écrire au dos du chèque : "au bénéfice du Père Jean-Yves Lhomme" puis "pour les sinistrés" ou "pour l'hôpital".

Puis de l'envoyer à l'adresse suivante :

Procure Centrale M.E.P. / 128 rue du Bac / 75341 Paris Cedex 07

Les MEP vous délivreront un reçu fiscal en utilisant l'adresse indiquée sur le chèque.

Retour sur le passage du cyclone Batsirai

Alerte pour le 5 février 2022 du passage du cyclone Batsirai sur la ville de Mananjary

 

 

Dès le 1er février, la prévision du trajet du cyclone Batsirai était alarmante pour la ville de Mananjary comme le montre l'image ci-jointe.

 

 

 

Le cyclone de magnitude 4 (échelle de 1 à 5) touche l'île de Madagascar  le samedi 5 février à 18 heures.

Joint au téléphone par nos amis de Lorraine (ALEHSAM) le dimanche 6 février, le père Jean-Yves témoigne :

Paysage de guerre à MANANJARY où la ville est détruite à 80 %. Les vents violents de 230 km/h  ont mis à terre tous les arbres et détruit toutes les cases. Les bâtiments en dur ont aussi beaucoup souffert
Les fortes pluies ont provoqué des inondations. Le père Jean-Yves n'a jamais connu cela en 35 ans.
Au niveau de l'hôpital, quelques dégâts sur les bords de toit, des voliges sont tombées et deux plaques de placoplatre se sont décollées dans un bloc opératoire. Pas de dégât au niveau des panneaux solaires. On peut dire que ce n'est rien par rapport à  la ville où l'hôpital public est  également détruit.
Demain le président et le ministre de la santé viendront évaluer les besoins.  Le père Jean-Yves va proposer de mettre à disposition l'hôpital  pour toutes les urgences. 
Il a aujourd'hui avec l'aide de quelques ouvriers et de ses deux tronçonneuses dégagé la route d'accès à la ville. Il poursuivra demain et sûrement pendant quelque temps encore son travail de reconstruction.

Pendant environ 24 heures les habitants ont dû résister à des vents d'un extrême violence (250 km/H) arrachant toitures et végétation, à des pluies diluviennes envahissant les rues et faisant déborder le fleuve Mannjary et à des vagues énormes déferlant sur la côte.

 

 

 

Avec la vidéo suivante on constate le paysage de désolation que Batisrai a laissé derrière lui.

Dès le 9 février, l'hôpital Sainte-Anne est mis à la disposition du personnel de l'hôpital public pour assurer les urgences

 

 

Mercredi 9 février, réunion de préparation pour l'accueil des malades de l'hôpital public complètement détruit à HSA avec le directeur régional de la santé, le Dr Alain médecin d'HSA.

 

Accueil des premiers malades de l'hôpital public à l'hôpital Sainte Anne dans la nuit de ce mercredi 9 février, une dizaine. Il faudra quelques jours pour que tout se mette en place. En jaune, le Dr Rinah, médecin chef de l'hôpital public et chirurgien.

Merci pour votre générosité et pour votre fidèle soutien pour ce bel hôpital Sainte-Anne, au service des plus pauvres !

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 12:59
Père Jean-Yves

 

 

 

 

Mananjary, le 1er janvier 2022

Chers amis,

Une année difficile…

Une année difficile pour l’ensemble du monde vient de se terminer. En ce jour de l’an, nous avons plaisir, comme chaque année, à nous souhaiter le meilleur et c’est avec sincérité que nous le faisons. Peut-être, cette année, nos vœux revêtiront-ils une force particulière tant la pandémie à laquelle toute l’humanité est confrontée semble loin d’être terminée. Sans doute, ressentons-nous davantage de vulnérabilité, une forme de pauvreté à laquelle nous n’échappons pas et qui nous conduit à une réflexion sur notre propre vie, sur notre avenir, celui du monde et opère en nous des changements, voire des bouleversements profonds pour certains d’entre nous. Une véritable lutte s’est engagée et bien au-delà du monde médical et scientifique ! Les diverses prises de conscience dans beaucoup de domaines pourraient à la fois nous décourager et nous démobiliser. Je n’y pense même pas ! Bien au contraire alors que ce fut plutôt difficile depuis deux ans. Difficile de poursuivre le chantier, de faire venir les compétences nécessaires du pays, de recruter le personnel médicochirurgical, d’accueillir les amis de France qui viennent nous prêter main-forte, obligé de retarder l’ouverture de l’Hôpital et beaucoup d’autres choses. On peut tout résumer avec ce seul mot : Difficile !

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Jean-Noël, chef maçon avec Christophe Bonnargent, plombier de Montlouis-sur-Loire. Après plusieurs reports de son voyage, Christophe a pu se rendre sur le chantier HSA, début décembre 2021 afin de finaliser les travaux de plomberie et faire la mise en eau des bâtiments.

 

Nous sommes proches du but…

Et pourtant ! Oui, nous sommes proches du but. Enfin, me direz-vous ! Nous sommes tous impatients ! Nous avons eu trois cas de Covid sur le chantier ce mois de décembre qui se sont, heureusement, bien terminés. Ils ont été détectés par le Dr Alain Bemasy, le médecin de l’Hôpital que j’avais recruté au mois d’août dernier.

Dr Alain Bemasy

Le Dr Alain est originaire de l’île Sainte-Marie et a terminé sa carrière dans la fonction publique au mois d’avril 2021 dans la capitale. Il a travaillé plusieurs années en France, également dans la fonction publique et les hôpitaux en particulier. Il a acquis un grand nombre de compétences dans divers domaines comme les urgences, par exemple. Je suis d’autant plus satisfait de ce recrutement qu’il a l’expérience du fonctionnement d’un hôpital hors de Madagascar. En attendant l’obtention du numéro d’agrément de l’Hôpital Sainte-Anne délivré par le ministère de la Santé, s’il soigne le personnel présent sur le site et leur famille, il m’est d’une aide précieuse pour la mise en place du matériel dans les différents services, faire les inventaires de ce que l’Hôpital possède, de ce qu’il manque encore et que nous sommes en train d’acquérir, définir les différents protocoles de fonctionnement et m’aider à la constitution du dossier de demande d’ouverture pour l’agrément.

Matériel stocké dans la remise, à trier.

 

Dossier d’agrément et embauche du personnel…

C’est une tâche longue et compliquée tant les pièces justificatives à fournir sont nombreuses. En ce jour de l’an où j’y travaille, le dossier devrait être bouclé dans quelques jours. Il me reste à répertorier l’ensemble du personnel médicochirurgical, paramédical nécessaire au fonctionnement, à rassembler les copies de diplômes et titres, les contrats de travail, curriculum vitae etc. Tout cela a pris plus de temps que prévu car nous ne trouvons pas facilement le personnel qualifié et diplômé dont nous avons besoin. La fonction publique, elle-même, est en manque de personnel. Pour comprendre cette difficulté, il suffit de prendre l’exemple des manipulateurs en radiologie médicale.

Salle de radiologie le jour d'une visite de contôle.

Pour cette année, l’école, dans la capitale, n’a qu’une vingtaine d’élèves pour l’ensemble du pays. C’est trop peu ! J’ai mis beaucoup de temps à trouver un candidat pour l’Hôpital Sainte-Anne. C’est heureusement fait depuis le mois de décembre ! Christian arrivera dans les prochains jours. S’il est originaire du nord du pays et termine actuellement un contrat provisoire dans la capitale il semble heureux de venir car les conditions proposées lui conviennent. Mananjary est loin (550 km de la capitale) ! Ce peut être un frein pour d’éventuels candidats qu’il est plus facile de trouver depuis Tananarive. Il en est de même pour l’ensemble des catégories nécessaires. Cela peut être surprenant mais c’est « le bouche-à-oreille » qui fonctionne le mieux.

Situation de l'hôpital Sainte-Anne par rapport à Mananjary.,

L’autre difficulté est le logement puisque l’ensemble du personnel n’habitera pas sur le site de l’Hôpital qui est à plus de 5 km de la ville, un peu loin de tout. Ce sera donc à chacun de trouver à se loger. Ce n’est pas toujours facile ! C’est pourquoi une aide au logement sera attribuée à chacun. Pour les transports, je viens d’acquérir, d’occasion, une voiture de sept places pour que le chauffeur de l’hôpital puisse faire la navette chaque jour et amène le personnel sur son lieu de travail. Il faut compter avec les intempéries et la saison des fortes pluies. Seule une minorité de personnes a les moyens d’avoir un véhicule ou un scooter… même lorsqu’on travaille dans un Hôpital privé où le salaire est un peu plus important que dans la fonction publique.

Véhicule de transport avec 7 places et ambulance.

 

L’hôpital pourvoira à la nourriture des personnes présentes

L’Hôpital nourrira les malades alors que l’hôpital public ne le fait pas. Nous nous souvenons que cette décision prise avec Mgr José Alfredo, toujours à l’origine du projet, est indispensable.

Cuisine de l'hôpital

En effet, comment une famille pauvre peut nourrir comme il est souhaitable son malade tout aussi pauvre ? La cuisine de l’hôpital est prête ! Je viens de recruter un jeune cuisinier qui a fait une école et viens de Fianarantsoa à 235 km d’ici. Je recrute cette semaine, un commis de cuisine pour l’aider. Le personnel pourra donc prendre ses repas à prix coûtant et recevra une petite aide par une indemnité mensuelle alors que les repas du personnel de garde de 24 heures seront pris en charge par l’hôpital. Vous m’excuserez, volontiers je pense, de donner ce type de détails mais c’est tout simplement pour dire à la fois la complexité du recrutement, la motivation des personnes à venir nous rejoindre et à la fois leur offrir quelques avantages non négligeables dans un pays où la vie reste difficile même lorsque l’on a un travail.

Sur les 7 hectares de l'hôpital, 3 hectares sont cultivées en rizières.

 

L'hôpital pourvoira des fruits et du miel.

 

Le président de la république malgache pour l’inauguration ?

Je savais que la construction de l’hôpital que nous souhaitions et se rapprocher un tant soit peu des normes que nous connaissons, ne serait pas simple.

L'hôpital Sainte-Anne vu du ciel - Novembre 2021.

De fait, pendant toutes ces années, je l’ai « expérimenté ». S’il a fallu beaucoup de patience, nous touchons enfin au but. Je dirai « patients ensemble » puisque pendant tout ce temps votre fidélité et votre générosité ne m’ont pas fait défaut et c’est pour cela que j’y suis arrivé. Il reste le pôle mère/enfant à construire (maternité, pédiatrie, gynécologie obstétrique) et puisque nous manquons déjà de place, un magasin de stockage. Ces spécialités seront traitées, en attendant, dans les services de médecine et de chirurgie. Une grande chambre est déjà aménagée en salle d’accouchement. Je pense pouvoir aller, dans les prochains jours, dans la capitale déposer au ministère de la Santé le dossier de demande d’ouverture de l’hôpital et obtenir sans trop tarder le numéro d’agrément et sa parution au journal officiel.

Andry Rajoelina

J’ai bon espoir que cela ne tarde pas trop car notre Président de la République, Monsieur Andry Rajoelina, lors de sa venue à Mananjary à la mi-octobre pour l’ériger en région et en préfecture fut prévenu par notre nouveau gouverneur qui est aussi notre médecin inspecteur, de l’existence de l’Hôpital Sainte-Anne. Il fut très intéressé et a demandé s’il était déjà fonctionnel. Réponse lui fut donnée que je constituais le dossier de demande d’ouverture. Il doit revenir dans quelques mois à Mananjary dans le cadre de la nouvelle région et, comme il l’affirmait à notre gouverneur, inaugurera également l’Hôpital Sainte-Anne. Il est souhaitable que l’inauguration puisse se faire en présence de l’ensemble du personnel et des malades.

Un bon dialogue public-privé

Dès l’origine du projet, on m’a souvent interrogé sur la nécessité de la construction d’un hôpital catholique, donc privé, s’il y avait déjà un hôpital public. S’il peut y avoir plusieurs réponses, il est aisé de dire que les besoins sont immenses et les établissements privés nombreux à travers le pays. L’évêque et les missionnaires sont très sollicités pour répondre à de nombreuses demandes d’aide en particulier pour des interventions chirurgicales.

Mgr José Alfredo de Caîres

L’Eglise catholique, dans sa lettre au ministre de la Santé, par la voix de l’évêque de Mananjary, Mgr José Alfredo, souhaite apporter sa contribution et participer aux grandes causes nationales et sanitaires. S’il existe déjà une franche collaboration avec le médecin chef de l’hôpital public qui est aussi chirurgien et nous-mêmes, elle s’accentuera dans le temps. Le Dr Rinah accepte volontiers de venir opérer à l’Hôpital Sainte-Anne lorsque notre chirurgien sera absent ou en congé et que nous aurons des urgences. Si c’est nécessaire, nous mettrons à sa disposition nos propres structures. Ce que nous recevons grâce à la mobilisation des amis d’HSA et qui arrive par container, des consommables ou certains matériels que nous possédons déjà, nous le partageons de bon gré avec l’hôpital public. Il ne doit pas y avoir de concurrence entre le public et le privé mais un ensemble de structures sanitaires au service de toute la population.

Pèdre Jean-Yves Lhomme, Dr Pascal et Marie-Renée Petitmengin, Dr Rinah.

J’ai pris la décision lors de la constitution du dossier de demande d’ouverture de l’Hôpital d’appliquer la même grille tarifaire que l’hôpital public avec, en sus, la gratuité pour les personnes dites indigentes sur présentation d’un certificat signé du maire de la commune d’où est originaire le malade selon la réglementation en vigueur. Sans parler d’acte fort, il n’en est pas pour autant anodin puisqu‘il y a une différence entre le public et le privé en ce domaine précis. Je m’en remets, encore une fois, à l’amitié, à la générosité de tous car si l’Hôpital Sainte-Anne est à but non lucratif, il lui faut néanmoins pouvoir vivre et répondre aux objectifs fixés.

 L’ « aventure » continue !

C’est vrai que si j’ai une confiance indéfectible en la Divine Providence, je n’en suis pas moins réaliste avec la conscience d’une immense responsabilité depuis les origines du projet d’un hôpital pour les pauvres.

Un des deux blocs opératoires.

Nous avons souvent employé le mot « aventure » dans le sens premier du terme c’est-à-dire d’une chose qui doit arriver. Elle est arrivée ! Vous êtes très nombreux à avoir accepté de vivre, ensemble, cette aventure et pour le plus grand nombre d’entre vous, sans vous connaître ! N’y a-t-il pas là quelque chose d’extraordinaire ? C’est tout simplement pour cela que nous y sommes parvenus et que nous continuerons, si tel est votre désir, de faire vivre Sainte-Anne, toujours avec les moyens qui sont les nôtres si modestes soient-ils car il arrive un moment où c’est le cœur qui importe et nous dicte ce que nous avons et pouvons faire.

Salle d'accouchement et d'examens gynéco.

Alors encore une fois, je n’ai pas les mots pour vous dire ma profonde gratitude car au-delà de votre générosité, il y a toujours votre présence qui m’a permis, inlassablement, de continuer et de franchir les différentes étapes et parfois les obstacles. Nous allons bientôt rentrer dans l’étape de l’ouverture tout aussi passionnante et qui ne sera pas forcément plus simple ! Depuis la fin du mois de novembre, Guénolé et Marie, un couple de Volontaires des Missions Étrangères sont arrivés. Guénolé est ingénieur informaticien. S’il met en place, actuellement, des ordinateurs dans les différents services, il sera le comptable et Marie, son épouse, psychologue clinicienne, sera mon adjointe pour la bonne marche de la vie de l’Hôpital au quotidien. Peut-être, aurais-je ainsi l’occasion de prendre un peu de repos en 2022 !

Belle et bonne année…

Vue sur les rizières.

 

2022, une année que nous commençons avec le coronavirus, encore une fois ! Et bien d’autres choses qui mettent en jeu l’avenir de notre monde ! Néanmoins, de tout cœur, je vous souhaite une belle et bonne année avec ce bien précieux à conserver ou à retrouver qu’est la santé.

 

 

 

 

 

Permettez au missionnaire que je suis de partager avec vous cette prière du livre biblique des Nombres, que je viens de lire ce matin. J’ai spontanément pensé que c’est ce que je souhaite vous dire en ce jour de l’an :

La chapelle de l'hôpital.

 

« Que le Seigneur te bénisse et te garde !

Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,

qu’il te prenne en grâce !

Que le Seigneur tourne vers toi son visage,

qu’il t’apporte la paix ! »

 

P. Jean-Yves

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 10:57

Le samedi 21 août, le docteur Rasamoelina Fanjambololoniaina Dominique, secrétaire générale du ministère de la santé, profitant du lancement d'une campagne à travers tout le pays de dons de moustiquaires a profité de son passage à Mananjary pour visiter l'Hôpital Sainte-Anne pendant une heure malgré un programme des plus serrés puisqu'elle devait repartir, dans l'après-midi, vers le sud à Manakara.

Dr Maurice, Dr Dominique, Père Jean-Yves

Elle était accompagnée par le docteur Maurice, médecin inspecteur de Mananjary, représentant du ministre de la santé, du médecin directeur régional de la santé, basé à Manakara, dans le sud, à plus d'une centaine de kilomètres d'ici et du docteur Rinah, médecin chef de l'hôpital public de Mananjary et chirurgien.

 

A la gauche du Dr Dominique, le Dr Rinah, médecin chef de l'hôpital public de Mananjary et chirurgien.

A la gauche du Dr Rinah, avec une casquette, le médecin directeur régional de la santé, basé à Manakara.

L'Hôpital Sainte-Anne vu de la route nationale

Si je savais que la visite devait être courte, le docteur Dominique a, néanmoins, pris le temps de visiter l'ensemble de l'hôpital où j'ai pu lui donner un certain nombre d'explications sur à la fois les structures et le futur fonctionnement. Agréablement surprise de ce qu'elle voyait, elle nous encourageait à poursuivre sans tarder les formalités.

Le plateau technique (blocs opératoires) vu côté nord et est

C'est ce à quoi nous nous attelons maintenant tout en poursuivant les mises en place intérieures des divers pavillons tout en faisant l'inventaire de ce qu'il pourrait nous manquer pour que l'hôpital puisse, dès son ouverture, fonctionner d'une manière optimale. Une opération qui est bien plus longue que je ne l'avais pensé et parfois compliquée.

La visite se poursuit. Les quelques minutes prévues se transformeront en une heure.

Les vitres de 6 mm d'épaisseur pour les paillasses de la pièce de bactériologie ne sont pas encore posées.

Le Dr Dominique est très attentive aux explications données.

Dans un des 2 blocs opératoires; celui-ci, destiné à l'orthopédie. 

 

Le Dr Maurice, médecin inspecteur de Mananjary, est, lui aussi, impatient de l'ouverture prochaine de l'Hôpital Sainte-Anne.

Dr Alain Bemasy

Si le Dr Alain Bemasy, médecin recruté  pour le service de médecine, depuis plus de 2 mois, m'aide aux mises en place intérieures, avant l'ouverture officielle décrétée par le ministère de la santé, il soigne aussi les ouvriers du chantier et leur famille.

Comme recoudre le pied d'un enfant...

Je suis bien aidé par le docteur Alain Bemasy (absent lors de cette visite) qui sera le médecin de l'hôpital et tiendra le service de médecine. Son expérience de plusieurs années en France est un bel atout.  Il est avec moi sur place depuis plus de 2 mois.

Je pense pouvoir aller dans la capitale au mois d'octobre rencontrer le directeur des hôpitaux et lui remettre notre dossier qui sera ensuite soumis à une commission qui se réunit régulièrement.

Père Jean-Yves Lhomme, Mananjary, le 19 septembre 2021

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 10:58
C'est parti pour l'ambulance d'HSA !

Le docteur Pascal PETITMENGIN et Marie-Renée, son épouse, membres de l'Association Lorraine d’Entraide pour l’Hôpital Sainte Anne de Madagascar http://www.alehsam.com, nous ont fait parvenir ce message :

Chers amis et amies,

Vous savez que le destin de l’hôpital Sainte Anne à Mananjary nous tient
particulièrement à cœur et que nous avons été profondément touchés par la
pauvreté qui sévit à Madagascar.

Cet hôpital Sainte Anne à Mananjary, construit par *le Père Jean-Yves
LHOMME* va ouvrir en 2021, après plus d’un an d’isolement dû au Covid. Que
serait un hôpital sans une ambulance pour transporter les malades, les
blessés, et permettre aux soignants d'apporter leur aide au plus vite à ceux
qui en ont besoin.

L’hôpital a besoin d’une ambulance 4x4 rustique et résistante dont la
marque est bien implantée à Madagascar, afin de faciliter les réparations.
En accord avec le Père Jean-Yves, le choix s’est porté sur une ambulance
NISSAN PATROL qui a largement fait ses preuves dans tous les pays au relief
tourmenté.

Pour financer ce projet, nous lançons une campagne de financement par le
biais du site crédofunding (plateforme de financement participatif).

En cliquant sur le lien
https://www.credofunding.fr/fr/une-ambulance-pour-madagascar , vous pouvez
faire un don, déductible des impôts, (ainsi, si vous versez 100 euros par
exemple, vous ne payez en fait que 33,6 euros).

Outre votre participation financière, *nous avons besoin de vous tous
pour diffuser l’information autour de vous, à votre famille, vos amis, vos
connaissances, vos associations, sur les réseaux sociaux…*. Plus le cercle
de donateurs sera grand et plus rapidement nous atteindrons notre objectif
de financement.

Même si la « divine providence » fait souvent bien les choses, c’est nous
tous par notre travail, nos actions, notre temps donné... qui assurerons la
réussite de ce bel outil qu’est l’hôpital pour les pauvres de Mananjary.

Merci à vous tous pour votre investissement et votre enthousiasme.
Avec toute notre amitié

Docteur Pascal PETITMENGIN et Marie-Renée, son épouse

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 09:48

Père Jean-Yves Lhomme

Hôpital Sainte-Anne

EKAR – BP 58

317 Mananjary Madagascar

WhatsApp : (00 261) 33 45 704 29

Courriel : jyl.mep@gmail.com

Pseudo Skype : jylmep37

 

Mananjary, le 18 janvier 2021

Chères amies, chers amis,

 

L’année 2020 vient de se terminer ! Elle n’aura pas permis de réaliser ce que j’écrivais dans ma dernière lettre : l’ouverture de l’Hôpital Sainte-Anne au mois de juillet dernier, moment tant attendu par tous ! Si la pandémie n’a pas été aussi grave que nous le redoutions, elle est bien présente ici aussi. Dès le mois de mars, les autorités ont décidé de fermer les frontières et d’instaurer un confinement qui a duré près de 9 mois. Il n’y avait plus la possibilité de circuler dans le pays, en particulier d’une région à l’autre.

Madagascar et la crise sanitaire de la COVID-19

Madagascar a continué à vivre mais les situations de pauvreté dans les grandes villes n’ont fait que s’accentuer. De nombreuses personnes ont quitté la capitale pour rejoindre leur province d’origine par peur du virus ou parce qu’elles n’avaient plus de travail voire plus rien à manger. Il y avait 18 001 cas déclarés et 267 décès à la date du 11 janvier 2021. Il ne fait pas de doute que Madagascar est bien moins touché que la plupart des pays. S’il y a, ces derniers temps, une légère augmentation des cas, il est encore trop tôt pour parler de seconde vague. Les tests de séroprévalence effectués par l’Institut Pasteur de Tananarive et le ministère de la Santé révèlent une immunité collective proche de 40 %. Le port du masque est obligatoire et les autres mesures barrières sans cesse rappelées.

Après cette longue période sans pouvoir circuler, je suis allé dans la capitale en décembre dernier. J’ai été agréablement surpris de voir que la population portait majoritairement un masque. Tout un artisanat s’est mis en place pour la confection des masques qui semblent de qualité. Ici à Mananjary, nous devrions aussi le porter ! Ce n’est pas le cas… sauf les jours où la police en fait obligation. Il n’y a pas eu 10 cas avérés et aucun décès d’où, sûrement, ce relâchement.

Je porte le masque lorsque je vais au marché en ville où la promiscuité est importante. Le site fait près de 10 ha et les ouvriers ne m’approchent pas à moins de 2 mètres. Dans le fond, nous sommes naturellement isolés avec cette impression qu’il ne se passe rien. Je n’en demeure pas moins vigilant aussi bien pour moi que pour les ouvriers.

Le plus difficile a été et reste l’arrêt des avions, en particulier si nous devions partir pour une raison de santé. Depuis le mois de mars, les seuls avions autorisés servent aux rapatriements dans un sens ou dans l’autre.

Un très grand nombre d’expatriés sont partis. Dieu soit loué, tout se passe pour le mieux pour l’instant… même si nous avons connu quelques moments angoissants…

Les constructions continuent, rizerie, miellerie, poulailler, maison des coopérants

Rizerie et miellerie

Pendant ce temps de confinement, le chantier a normalement continué. À aucun moment, les travaux n’ont été arrêtés. Près de la maison d’accueil et de celle du directeur, nous avons construit un bâtiment pour la rizerie et le stockage du riz, la miellerie, une cuisine extérieure à la maison d’habitation au cas où elle serait complètement occupée lors des missions médico-chirurgicales.

Le poulailler

Sur la colline arasée près de cette maison, nous avons également terminé la construction d’un poulailler pouvant recevoir une quarantaine de pondeuses. La cuisine de l’hôpital aura besoin d’œufs pour les repas des malades. Il reste encore à faire une clôture pour que les poules soient aussi à l’extérieur et avoir ainsi un élevage de qualité. Les œufs sont chers à Madagascar. Les gens en mangent peu !

La maison des coopérants en construction

Sur cette même colline, nous venons de commencer la construction d’une nouvelle maison dite des coopérants. Il y aura trois studios : un pour un couple et deux pour des célibataires.

Les fondations en béton armé ont pris du temps avec la confection des coffrages en planches. L’élévation des murs est commencée.

Sur la lettre de l’année dernière, je précisais quel serait le rôle nécessaire et important des coopérants. Les Volontaires des Missions Étrangères (coopérants comme nous continuons de le dire ici à Mananjary) étaient nombreux à Madagascar. La plupart d’entre eux ont été rapatriés dès le début de la pandémie. Si très peu ont fait le choix de rester, le temps de leur séjour s’est terminé et ils sont repartis par avion de rapatriement. Nous attendons impatiemment la réouverture des lignes aériennes pour les accueillir de nouveau.

En 2020 aucune personne extérieure à Madagascar n’a pu venir donner main-forte

De nombreux amis de France métropolitaine ou de La Réunion venaient régulièrement nous prêter main-forte. Cela fait maintenant plus d’un an que personne n’a pu venir. Avec la fin des plus gros travaux, la continuation des finitions et tout ce qui est nécessaire sur le plan administratif, du recrutement, des mises en place intérieures (mobilier, instruments, consommables etc.), devient anormalement lourd pour moi. Il me faut, tout simplement, plus de temps !

La station d’épuration biologique est prête à fonctionner mais la plomberie n’est pas encore terminée pour la mettre en fonction.

Travaux de plomberie

La plomberie d’HSA nécessite des compétences que je ne trouve pas sur place pour un matériel et des accessoires inconnus des habitants de Mananjary comme la pose de lave-bassins de malade, lavabo chirurgical et autres matériels médicaux. Faire venir des gens compétents de la capitale serait trop onéreux pour notre budget. Je prévoyais des aides extérieures. Notre ami plombier français en Touraine, Christophe, qui se fera un plaisir de découvrir Madagascar et l’Hôpital Sainte-Anne reste impatient de nous rejoindre. Pour les distributions électriques intérieures, c’est la même chose. Des accessoires spécifiques, modèle hospitalier, sont en rupture de stock ; nos amis d’Électriciens Sans Frontières qui soutiennent le projet « électrification de l’Hôpital Sainte-Anne », ont fait le nécessaire pour que ce matériel nous parvienne sans tarder. Si notre agent de maintenance, Jolin, peut faire des travaux électriques, il n’est pas électricien de formation et ne peut donc pas tout faire.

L’absence de Serge se fait douloureusement ressentir

La mort accidentelle en planeur le 31 août dernier dans le Gers de Serge Labadie (originaire du Lot et Garonne et membre de l’ADRAR qui a soutenu le projet de l’eau potable et la station d’épuration) a été un choc brutal.

Serge Labadie

Serge faisait toutes les distributions électriques de l’Hôpital avec compétence depuis plusieurs années, et plusieurs mois par an, pour un résultat de grande qualité. Il me secondait dans de nombreuses autres tâches et me permettait de m’absenter. S’il n’y avait pas eu de confinement, il aurait dû être là au mois de juin 2020. La mort brutale et prématurée de Serge, l’impossibilité de venir de nombreux autres amis pour nous prêter main-forte se fait sentir.

Cette situation a des répercussions à la fois sur les finitions et sur la mise en place de tout le nécessaire pour le fonctionnement de l’Hôpital à l’intérieur. Bien sûr, cela se fera mais tout reste une question de temps !

 

Installation d'une machine gérer l'air des blocs opératoires

Au mois de février 2020, quelques semaines avant la pandémie et le confinement, une entreprise de la capitale est venue terminer l’installation des fluides médicaux. Elle est prête à fonctionner. On peut le voir sur nos sites de l’Atahsam et de l’Alehsam avec un reportage de photos légendées. Au cours de ce même mois, une autre entreprise installait la cuisine de l’Hôpital. Tout s’est arrêté le mois suivant ! L’entreprise, toujours de la capitale, programmée au mois de mars pour l’installation des machines pour la climatisation, le renouvellement et la surpression de l’air des deux blocs opératoires et la salle de réveil-réanimation est enfin là en ce mois de janvier pour une vingtaine de jours.

 

 

La cuisine de l'hôpital

 

Un legs providentiel pour le bloc opératoire

Pose du scyalitique dans l'un des 2 blocs opératoires

Ces travaux importants et coûteux sont le cœur de l’Hôpital. Tous ont été pris en charge par les associations qui nous soutiennent financièrement depuis le début, nous accompagnent et sans lesquelles il nous aurait été impossible d’en arriver à une structure de qualité qui réponde aux normes optimums que nous nous étions fixées. En ce qui concerne l’aseptisation des blocs opératoires et de la salle de réveil-réanimation, les machines nécessaires n’ont pas été prises en charge par une association. J’ai pu honorer cette très importante facture grâce à l’aide d’un legs qui a été fait à l’Hôpital Sainte-Anne par l’intermédiaire des Missions Étrangères de Paris, société de prêtres missionnaires à laquelle j’appartiens. Ce legs est arrivé à un moment providentiel. Il l’est d’autant plus que par le biais des MEP, il fut ainsi exonéré de tout impôt ou taxes. Ce legs est heureux car je ne fus pas obligé de « prendre » dans le budget du futur fonctionnement de l’Hôpital avant que nous nous acheminions vers la création d’une Fondation une fois qu’il sera ouvert car nous nous souvenons qu’il est d’abord destiné à ceux qui n’ont rien et ne peuvent donc pas le faire vivre.

Finalisation du dossier d’ouverture

Salle de réveil et de réanimation

Inlassablement, nous continuons ce qui reste à faire ! L’Hôpital Sainte-Anne est devenu aussi, au fil du temps, « le vôtre ». Tout cela, grâce à votre fidèle générosité sans laquelle rien n’aurait été possible. Le meilleur moyen de vous en remercier et de vous dire toute notre gratitude avec Mgr Alfredo mon évêque, est de vous le montrer en pleine action ! Après plusieurs mois d’arrêt, le recrutement est quasiment terminé. Cela me permet de travailler au dossier de demande d’ouverture que nous devons présenter au ministère de la Santé à qui nous devons fournir un très grand nombre d’éléments pour un agrément qui paraîtra au journal, officiel de Madagascar.

Une chambre d'hospitalisation en cours d'aménagement
Une chambre d'hospitalisation en cours d'aménagement

 

HSA : une extraordinaire aventure collective…

Cette lettre que je vous adresse chaque année a pour objectif de dire l’histoire continue, depuis toutes ces années, d’une extraordinaire aventure (dans le sens premier d’une chose qui doit arriver). Une aventure dans laquelle, par votre généreux et fidèle soutien financier, par la venue de ceux qui le peuvent pour nous apporter leur savoir et leurs compétences ou par les dons de qualité en matériels médico-chirurgicaux qui permettront à l’Hôpital d’être superbement doté pour le pays, nous sommes acteurs, ensemble et magnifiquement impliqués là où nous sommes. Nous connaissons l’objectif final ! Nous sommes, ensemble, encore une fois, impatients de le réaliser au cours de cette année 2021 même si nous savons qu’elle sera compliquée pour tout le monde !

Bonne année 2021, « malgré tout » !

Pour terminer, laissez-moi vous redire mon admiration ! L’année écoulée a été très dure pour tout le monde et pourtant, vous êtes demeurés présents de tant de manières à ce beau projet de l’Hôpital Sainte-Anne même si des limites nous ont été imposées. Cette fidélité, « malgré tout », m’a été précieuse alors que cela fait plus d’une année que je ne vois plus personne et que je suis, en quelque sorte, « bloqué sur place » ! De tout cœur, je vous souhaite une belle et bonne année en espérant que personne ne soit gravement touché dans sa chair ou dans ses relations par ce virus dont nous espérons vivement qu’une vaccination généralisée, fiable, efficace, pour tous et partout sans effets secondaires graves et irréversibles nous permette de vivre et de réaliser toutes ces belles choses auxquelles nous aspirons !

Jean-Yves

Si vous avez l'occasion d'accéder par Internet à l'un de nos sites, il vous sera facile de voir à la fois la bonne avancée des travaux et le bon emploi de votre aide. Il y a l'association tourangelle, l'Atahsam : atahsam.over-blog.com, l'Alehsam de Lorraine : www.alehsam.com. Ces sites vous invitent d'ailleurs à vous abonner à la newsletter. À l'intention des amis qui souhaitent toujours nous aider, votre envoi se fait à : Procure Centrale des Missions Étrangères de Paris - 128, rue du Bac - 75341 Paris cedex 07 à l'ordre de : Séminaire des Missions Étrangères avec un petit mot " Hôpital Sainte-Anne de Mananjary - P. JY Lhomme". Vous recevrez de la rue du Bac un accusé de réception pour vous dire que l'ensemble de votre don a été envoyé et que vous recevrez reçu fiscal à la fin de l’année. Lorsque le fruit de votre générosité sera arrivé après plusieurs semaines, je vous adresserai par voie postale une carte de remerciements, renouvelée chaque année et qui, avec quelques photos, vous montrera l'avancée des travaux !

Post-Scriptum : quelques photos de la première moisson de riz effectuée le 19 janvier 2021

L'Hôpital Sainte-Anne nourrira les malades. Le site a près de 4 ha de rizières. 1 ha a été repiqué.

 

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Présentation

  • : Association Tourangelle d'Aide à l'Hôpital Ste-Anne à Madagascar
  • : Objectifs principaux de ce blog : - Présenter le chantier de construction de l'hôpital Ste Anne à Mananjary et son évolution. - Faire part des activités, passées et futures de l'association tourangelle pour récupérer des fonds qui seront envoyés à Mananjary. - En lien avec les autres associations (ALEHSAM, AREHSAM), créer une chaine d'amitié et de solidarité pour supporter ce beau projet.
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