Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 10:58
C'est parti pour l'ambulance d'HSA !

Le docteur Pascal PETITMENGIN et Marie-Renée, son épouse, membres de l'Association Lorraine d’Entraide pour l’Hôpital Sainte Anne de Madagascar http://www.alehsam.com, nous ont fait parvenir ce message :

Chers amis et amies,

Vous savez que le destin de l’hôpital Sainte Anne à Mananjary nous tient
particulièrement à cœur et que nous avons été profondément touchés par la
pauvreté qui sévit à Madagascar.

Cet hôpital Sainte Anne à Mananjary, construit par *le Père Jean-Yves
LHOMME* va ouvrir en 2021, après plus d’un an d’isolement dû au Covid. Que
serait un hôpital sans une ambulance pour transporter les malades, les
blessés, et permettre aux soignants d'apporter leur aide au plus vite à ceux
qui en ont besoin.

L’hôpital a besoin d’une ambulance 4x4 rustique et résistante dont la
marque est bien implantée à Madagascar, afin de faciliter les réparations.
En accord avec le Père Jean-Yves, le choix s’est porté sur une ambulance
NISSAN PATROL qui a largement fait ses preuves dans tous les pays au relief
tourmenté.

Pour financer ce projet, nous lançons une campagne de financement par le
biais du site crédofunding (plateforme de financement participatif).

En cliquant sur le lien
https://www.credofunding.fr/fr/une-ambulance-pour-madagascar , vous pouvez
faire un don, déductible des impôts, (ainsi, si vous versez 100 euros par
exemple, vous ne payez en fait que 33,6 euros).

Outre votre participation financière, *nous avons besoin de vous tous
pour diffuser l’information autour de vous, à votre famille, vos amis, vos
connaissances, vos associations, sur les réseaux sociaux…*. Plus le cercle
de donateurs sera grand et plus rapidement nous atteindrons notre objectif
de financement.

Même si la « divine providence » fait souvent bien les choses, c’est nous
tous par notre travail, nos actions, notre temps donné... qui assurerons la
réussite de ce bel outil qu’est l’hôpital pour les pauvres de Mananjary.

Merci à vous tous pour votre investissement et votre enthousiasme.
Avec toute notre amitié

Docteur Pascal PETITMENGIN et Marie-Renée, son épouse

Partager cet article
Repost0
1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 09:48

Père Jean-Yves Lhomme

Hôpital Sainte-Anne

EKAR – BP 58

317 Mananjary Madagascar

WhatsApp : (00 261) 33 45 704 29

Courriel : jyl.mep@gmail.com

Pseudo Skype : jylmep37

 

Mananjary, le 18 janvier 2021

Chères amies, chers amis,

 

L’année 2020 vient de se terminer ! Elle n’aura pas permis de réaliser ce que j’écrivais dans ma dernière lettre : l’ouverture de l’Hôpital Sainte-Anne au mois de juillet dernier, moment tant attendu par tous ! Si la pandémie n’a pas été aussi grave que nous le redoutions, elle est bien présente ici aussi. Dès le mois de mars, les autorités ont décidé de fermer les frontières et d’instaurer un confinement qui a duré près de 9 mois. Il n’y avait plus la possibilité de circuler dans le pays, en particulier d’une région à l’autre.

Madagascar et la crise sanitaire de la COVID-19

Madagascar a continué à vivre mais les situations de pauvreté dans les grandes villes n’ont fait que s’accentuer. De nombreuses personnes ont quitté la capitale pour rejoindre leur province d’origine par peur du virus ou parce qu’elles n’avaient plus de travail voire plus rien à manger. Il y avait 18 001 cas déclarés et 267 décès à la date du 11 janvier 2021. Il ne fait pas de doute que Madagascar est bien moins touché que la plupart des pays. S’il y a, ces derniers temps, une légère augmentation des cas, il est encore trop tôt pour parler de seconde vague. Les tests de séroprévalence effectués par l’Institut Pasteur de Tananarive et le ministère de la Santé révèlent une immunité collective proche de 40 %. Le port du masque est obligatoire et les autres mesures barrières sans cesse rappelées.

Après cette longue période sans pouvoir circuler, je suis allé dans la capitale en décembre dernier. J’ai été agréablement surpris de voir que la population portait majoritairement un masque. Tout un artisanat s’est mis en place pour la confection des masques qui semblent de qualité. Ici à Mananjary, nous devrions aussi le porter ! Ce n’est pas le cas… sauf les jours où la police en fait obligation. Il n’y a pas eu 10 cas avérés et aucun décès d’où, sûrement, ce relâchement.

Je porte le masque lorsque je vais au marché en ville où la promiscuité est importante. Le site fait près de 10 ha et les ouvriers ne m’approchent pas à moins de 2 mètres. Dans le fond, nous sommes naturellement isolés avec cette impression qu’il ne se passe rien. Je n’en demeure pas moins vigilant aussi bien pour moi que pour les ouvriers.

Le plus difficile a été et reste l’arrêt des avions, en particulier si nous devions partir pour une raison de santé. Depuis le mois de mars, les seuls avions autorisés servent aux rapatriements dans un sens ou dans l’autre.

Un très grand nombre d’expatriés sont partis. Dieu soit loué, tout se passe pour le mieux pour l’instant… même si nous avons connu quelques moments angoissants…

Les constructions continuent, rizerie, miellerie, poulailler, maison des coopérants

Rizerie et miellerie

Pendant ce temps de confinement, le chantier a normalement continué. À aucun moment, les travaux n’ont été arrêtés. Près de la maison d’accueil et de celle du directeur, nous avons construit un bâtiment pour la rizerie et le stockage du riz, la miellerie, une cuisine extérieure à la maison d’habitation au cas où elle serait complètement occupée lors des missions médico-chirurgicales.

Le poulailler

Sur la colline arasée près de cette maison, nous avons également terminé la construction d’un poulailler pouvant recevoir une quarantaine de pondeuses. La cuisine de l’hôpital aura besoin d’œufs pour les repas des malades. Il reste encore à faire une clôture pour que les poules soient aussi à l’extérieur et avoir ainsi un élevage de qualité. Les œufs sont chers à Madagascar. Les gens en mangent peu !

La maison des coopérants en construction

Sur cette même colline, nous venons de commencer la construction d’une nouvelle maison dite des coopérants. Il y aura trois studios : un pour un couple et deux pour des célibataires.

Les fondations en béton armé ont pris du temps avec la confection des coffrages en planches. L’élévation des murs est commencée.

Sur la lettre de l’année dernière, je précisais quel serait le rôle nécessaire et important des coopérants. Les Volontaires des Missions Étrangères (coopérants comme nous continuons de le dire ici à Mananjary) étaient nombreux à Madagascar. La plupart d’entre eux ont été rapatriés dès le début de la pandémie. Si très peu ont fait le choix de rester, le temps de leur séjour s’est terminé et ils sont repartis par avion de rapatriement. Nous attendons impatiemment la réouverture des lignes aériennes pour les accueillir de nouveau.

En 2020 aucune personne extérieure à Madagascar n’a pu venir donner main-forte

De nombreux amis de France métropolitaine ou de La Réunion venaient régulièrement nous prêter main-forte. Cela fait maintenant plus d’un an que personne n’a pu venir. Avec la fin des plus gros travaux, la continuation des finitions et tout ce qui est nécessaire sur le plan administratif, du recrutement, des mises en place intérieures (mobilier, instruments, consommables etc.), devient anormalement lourd pour moi. Il me faut, tout simplement, plus de temps !

La station d’épuration biologique est prête à fonctionner mais la plomberie n’est pas encore terminée pour la mettre en fonction.

Travaux de plomberie

La plomberie d’HSA nécessite des compétences que je ne trouve pas sur place pour un matériel et des accessoires inconnus des habitants de Mananjary comme la pose de lave-bassins de malade, lavabo chirurgical et autres matériels médicaux. Faire venir des gens compétents de la capitale serait trop onéreux pour notre budget. Je prévoyais des aides extérieures. Notre ami plombier français en Touraine, Christophe, qui se fera un plaisir de découvrir Madagascar et l’Hôpital Sainte-Anne reste impatient de nous rejoindre. Pour les distributions électriques intérieures, c’est la même chose. Des accessoires spécifiques, modèle hospitalier, sont en rupture de stock ; nos amis d’Électriciens Sans Frontières qui soutiennent le projet « électrification de l’Hôpital Sainte-Anne », ont fait le nécessaire pour que ce matériel nous parvienne sans tarder. Si notre agent de maintenance, Jolin, peut faire des travaux électriques, il n’est pas électricien de formation et ne peut donc pas tout faire.

L’absence de Serge se fait douloureusement ressentir

La mort accidentelle en planeur le 31 août dernier dans le Gers de Serge Labadie (originaire du Lot et Garonne et membre de l’ADRAR qui a soutenu le projet de l’eau potable et la station d’épuration) a été un choc brutal.

Serge Labadie

Serge faisait toutes les distributions électriques de l’Hôpital avec compétence depuis plusieurs années, et plusieurs mois par an, pour un résultat de grande qualité. Il me secondait dans de nombreuses autres tâches et me permettait de m’absenter. S’il n’y avait pas eu de confinement, il aurait dû être là au mois de juin 2020. La mort brutale et prématurée de Serge, l’impossibilité de venir de nombreux autres amis pour nous prêter main-forte se fait sentir.

Cette situation a des répercussions à la fois sur les finitions et sur la mise en place de tout le nécessaire pour le fonctionnement de l’Hôpital à l’intérieur. Bien sûr, cela se fera mais tout reste une question de temps !

 

Installation d'une machine gérer l'air des blocs opératoires

Au mois de février 2020, quelques semaines avant la pandémie et le confinement, une entreprise de la capitale est venue terminer l’installation des fluides médicaux. Elle est prête à fonctionner. On peut le voir sur nos sites de l’Atahsam et de l’Alehsam avec un reportage de photos légendées. Au cours de ce même mois, une autre entreprise installait la cuisine de l’Hôpital. Tout s’est arrêté le mois suivant ! L’entreprise, toujours de la capitale, programmée au mois de mars pour l’installation des machines pour la climatisation, le renouvellement et la surpression de l’air des deux blocs opératoires et la salle de réveil-réanimation est enfin là en ce mois de janvier pour une vingtaine de jours.

 

 

La cuisine de l'hôpital

 

Un legs providentiel pour le bloc opératoire

Pose du scyalitique dans l'un des 2 blocs opératoires

Ces travaux importants et coûteux sont le cœur de l’Hôpital. Tous ont été pris en charge par les associations qui nous soutiennent financièrement depuis le début, nous accompagnent et sans lesquelles il nous aurait été impossible d’en arriver à une structure de qualité qui réponde aux normes optimums que nous nous étions fixées. En ce qui concerne l’aseptisation des blocs opératoires et de la salle de réveil-réanimation, les machines nécessaires n’ont pas été prises en charge par une association. J’ai pu honorer cette très importante facture grâce à l’aide d’un legs qui a été fait à l’Hôpital Sainte-Anne par l’intermédiaire des Missions Étrangères de Paris, société de prêtres missionnaires à laquelle j’appartiens. Ce legs est arrivé à un moment providentiel. Il l’est d’autant plus que par le biais des MEP, il fut ainsi exonéré de tout impôt ou taxes. Ce legs est heureux car je ne fus pas obligé de « prendre » dans le budget du futur fonctionnement de l’Hôpital avant que nous nous acheminions vers la création d’une Fondation une fois qu’il sera ouvert car nous nous souvenons qu’il est d’abord destiné à ceux qui n’ont rien et ne peuvent donc pas le faire vivre.

Finalisation du dossier d’ouverture

Salle de réveil et de réanimation

Inlassablement, nous continuons ce qui reste à faire ! L’Hôpital Sainte-Anne est devenu aussi, au fil du temps, « le vôtre ». Tout cela, grâce à votre fidèle générosité sans laquelle rien n’aurait été possible. Le meilleur moyen de vous en remercier et de vous dire toute notre gratitude avec Mgr Alfredo mon évêque, est de vous le montrer en pleine action ! Après plusieurs mois d’arrêt, le recrutement est quasiment terminé. Cela me permet de travailler au dossier de demande d’ouverture que nous devons présenter au ministère de la Santé à qui nous devons fournir un très grand nombre d’éléments pour un agrément qui paraîtra au journal, officiel de Madagascar.

Une chambre d'hospitalisation en cours d'aménagement
Une chambre d'hospitalisation en cours d'aménagement

 

HSA : une extraordinaire aventure collective…

Cette lettre que je vous adresse chaque année a pour objectif de dire l’histoire continue, depuis toutes ces années, d’une extraordinaire aventure (dans le sens premier d’une chose qui doit arriver). Une aventure dans laquelle, par votre généreux et fidèle soutien financier, par la venue de ceux qui le peuvent pour nous apporter leur savoir et leurs compétences ou par les dons de qualité en matériels médico-chirurgicaux qui permettront à l’Hôpital d’être superbement doté pour le pays, nous sommes acteurs, ensemble et magnifiquement impliqués là où nous sommes. Nous connaissons l’objectif final ! Nous sommes, ensemble, encore une fois, impatients de le réaliser au cours de cette année 2021 même si nous savons qu’elle sera compliquée pour tout le monde !

Bonne année 2021, « malgré tout » !

Pour terminer, laissez-moi vous redire mon admiration ! L’année écoulée a été très dure pour tout le monde et pourtant, vous êtes demeurés présents de tant de manières à ce beau projet de l’Hôpital Sainte-Anne même si des limites nous ont été imposées. Cette fidélité, « malgré tout », m’a été précieuse alors que cela fait plus d’une année que je ne vois plus personne et que je suis, en quelque sorte, « bloqué sur place » ! De tout cœur, je vous souhaite une belle et bonne année en espérant que personne ne soit gravement touché dans sa chair ou dans ses relations par ce virus dont nous espérons vivement qu’une vaccination généralisée, fiable, efficace, pour tous et partout sans effets secondaires graves et irréversibles nous permette de vivre et de réaliser toutes ces belles choses auxquelles nous aspirons !

Jean-Yves

Si vous avez l'occasion d'accéder par Internet à l'un de nos sites, il vous sera facile de voir à la fois la bonne avancée des travaux et le bon emploi de votre aide. Il y a l'association tourangelle, l'Atahsam : atahsam.over-blog.com, l'Alehsam de Lorraine : www.alehsam.com. Ces sites vous invitent d'ailleurs à vous abonner à la newsletter. À l'intention des amis qui souhaitent toujours nous aider, votre envoi se fait à : Procure Centrale des Missions Étrangères de Paris - 128, rue du Bac - 75341 Paris cedex 07 à l'ordre de : Séminaire des Missions Étrangères avec un petit mot " Hôpital Sainte-Anne de Mananjary - P. JY Lhomme". Vous recevrez de la rue du Bac un accusé de réception pour vous dire que l'ensemble de votre don a été envoyé et que vous recevrez reçu fiscal à la fin de l’année. Lorsque le fruit de votre générosité sera arrivé après plusieurs semaines, je vous adresserai par voie postale une carte de remerciements, renouvelée chaque année et qui, avec quelques photos, vous montrera l'avancée des travaux !

Post-Scriptum : quelques photos de la première moisson de riz effectuée le 19 janvier 2021

L'Hôpital Sainte-Anne nourrira les malades. Le site a près de 4 ha de rizières. 1 ha a été repiqué.

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 11:53

L'ATAHSAM a réalisé un entretien avec le Père Jean-Yves Lhomme, mi-octobre, dans le but de présenter une vidéo aux participants de l'Assemblée Générale de l'association qui devait avoir lieu le 6 novembre dernier à Montlouis-sur-Loire.

Cette assemblée a du être annulée (pour la seconde fois) suite à la décision du gouvernement de "reconfiner" la France en novembre pour limiter les effets d'une deuxième vague de la pandémie Covid-19.

Avec cette vidéo, d'une dizaine de minute, le Père Jean-Yves nous donne des nouvelles des derniers travaux de l'hôpital Sainte-Anne (HSA) et de son ouverture prochaine malgré un retard d'au moins 6 mois à cause de la pandémie.

Le Père Jean-Yves, originaire de Montlouis, suit de très près les actions de l'ATAHSAM et souhaite encourager ses membres qui font partie de la "grande famille HSA".

Bonne vidéo !

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 18:25

L'ATAHSAM s'associe à tous les amis de l'hôpital Sainte-Anne pour offrir ses condoléances à Danielle, son épouse, aux membres de l'ADRAR et à toute la famille de Serge Labadie qui vient de nous quitter.

 

Voici le message que le père Jean-Yves Lhomme nous a envoyé le 1er septembre 2020.

 

Triste nouvelle,

 

Dès la première heure ce matin mardi 1er septembre, je recevais un message de Danielle Labadie qui m'apprenait la mort accidentelle de Serge, son époux.

 

Serge qui était un passionné de parapente, sky surf, ULM et planeur a eu un accident au décollage avec son planeur hier lundi à Condom dans le Gers en début d'après-midi. Il est mort sur le coup.

 
Ce 31 août au matin, je l'avais appelé au téléphone pour lui demander un renseignement. La communication n'étant pas très bonne, je lui disais que je le rappellerai plus tard...
Serge attendait avec impatience la fin du confinement à Madagascar et l'ouverture des liaisons aériennes pour revenir continuer et terminer les installations complexes de la distribution électrique de l'hôpital.
 
 
Il était tout à son affaire avec compétence et précision. Combien de fois n'est t-il pas venu chaque année et plusieurs mois ? Du beau travail ! Il savait combien je comptais sur lui ! Il aimait le projet HSA. Il savait qu'il devait être là au moment de l'ouverture car j'avais besoin de ses compétences lorsque l'ensemble de l'hôpital fonctionnerait et prévenir ainsi d'éventuels désagréments de fonctionnement de départ.
 
 
Quelques photos jointes avec ce court message...
 
Serge était un grand bricoleur et savait faire beaucoup de choses. Que n'a-t-il pas fait fait à l'hôpital que je lui demandais ?
 
Toute mon affection à son épouse Danielle, à ses enfants, à ses amis, à nos amis de l'ADRAR d'Anzex à laquelle il appartenait et par qui il avait connu le projet HSA.
 
Serge, un immense merci avec ces simples mots pour te rendre hommage et l'assurance de notre souvenir.
 
Reposes en paix !
 
Le père Jean-Yves 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 12:10

Le 6 avril 2020, l'ATAHSAM a pu communiquer, via Skype, avec le Père Jean-Yves Lhomme afin de faire le point sur la pandémie Covid-19 qui touche en ce moment toute la planète.

Malgré les nombreuses coupures de la liaison, nous avons réussi à obtenir une vidéo d'une vingtaine de minutes. Nous y avons inséré quelques photos qui datent de 2019, depuis l'aspect de l'hôpital a changé.

Vous trouverez, ci-dessous, un lien Internet à lancer pour visualiser la vidéo.

N'hésitez pas à apporter vos commentaires sur cette page du blog. Nous les retransmettrons au Père Jean-Yves.

Merci et bonne vidéo !

Partager cet article
Repost0
6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 18:10

Père Jean Yves Lhomme

Hôpital Sainte-Anne

EKAR – BP 58

317 Mananjary Madagascar

Mobile : (00 261) 33 45 704 29

Courriel : jyl.mep@gmail.com

Pseudo Skype : jylmep37

 

 

Mananjary, le 19 janvier 2020

 

Chers amis,

Une année vient de se terminer et j’ai à peine eu le temps de m’en rendre compte tant elle fut, comme les autres d’ailleurs, intense en activités, en rencontres et parfois en difficultés sur le site du futur Hôpital Sainte-Anne. Nous sommes donc à l’aube d’une année nouvelle qui, sans nul doute, sera tout aussi pleine, à la fois dans la continuité des précédentes en ce qui concerne le travail qu’il reste à faire et l’évènement qui sera enfin l’ouverture de l’Hôpital et la mise en œuvre de son fonctionnement.

Il devient urgent d’ouvrir l’hôpital au plus tôt désormais tant les besoins sanitaires sont immenses et l’hôpital public n’y suffit pas.

Le 14 janvier a été marqué par notre rencontre dans la capitale avec le ministre de la Santé de Madagascar, le professeur Julio Rakotonirina qui nous a accordé près d’une heure. Avec Mgr José Alfredo Caires de Nobrega, l’évêque du diocèse de Mananjary, nous avons pu présenter le projet de l’hôpital avant de pouvoir « boucler » le dossier de demande d’ouverture dans les prochains mois, après avoir rassemblé les nombreuses pièces nécessaires. Une date a été prise avec notre ministre qui pourrait se situer dans la seconde quinzaine du mois de juillet afin qu’il puisse honorer le diocèse de Mananjary de sa présence pour l’inauguration. L’activité de l’hôpital commencera-t-elle à partir de ce moment ou un peu avant ? Je ne le sais pas encore ! En tout cas, le personnel recruté commencera à travailler au moins un mois avant l’ouverture officielle afin que tout soit mis en place.           

Professeur Julio Rakotonirina, ministre de la santé publique de Madagascar

Professeur Julio Rakotonirina, ministre de la santé publique de Madagascar

Si j’ai déjà commencé le recrutement, une autre étape importante, il n’est pas encore terminé car il y a des professions paramédicales comme les infirmiers(es) spécialisés(es), infirmier(e) de bloc par exemple, qu’il n’est pas aisé de trouver, sinon sur place, du moins dans la région proche. Nous sommes loin de la capitale…Cela se fait de façon fort différente des procédures que nous connaissons habituellement. Il s’agit plutôt de bouche à oreille ou de personnes qui savent que l’hôpital va bientôt ouvrir et qui cherchent un emploi. Je ne désespère pas d’y arriver avant les dates que nous nous sommes fixées.

Mgr José Alfredo Caïres de Nobrega, évêque de Mananjary

Mgr José Alfredo Caïres de Nobrega, évêque de Mananjary

Il devient urgent d’ouvrir l’hôpital au plus tôt désormais tant les besoins sanitaires sont immenses et l’hôpital public n’y suffit pas. Si c’est une réalité pour cette année, dès que l’hôpital sera ouvert nous n’en aurons pas pour autant terminé avec les constructions puisqu’il restera encore à faire le bâtiment pôle mère/enfant (gynéco-obstétrique, maternité, pédiatrie) et celui des coopérants. En ce qui concerne le pôle mère/enfant, tout ce qui en relève sera traité au niveau des structures déjà ouvertes. J’espère vivement que ce ne sera « l’affaire » que d’une année. Si l’hôpital aura, de fait, tout le personnel nécessaire à son bon fonctionnement même si nous ne souhaitons pas dès le début une dotation en personnel excessive, nous n’hésiterons pas à renforcer rapidement les équipes. Je pense que l’activité de l’hôpital nous le dira très vite. Les coopérants venus de France nous sont nécessaires pour tenir une saine comptabilité et être responsables de tous aspects financiers de l’hôpital. Nous envisageons au moins deux personnes, un couple ou des garçons ou des filles qui sont prêts à donner au moins une année de leur vie. Il va me falloir sans trop tarder prendre contact avec le service des volontaires des Missions Étrangères et s’il s’avérait qu’il soit difficile de trouver des jeunes qui acceptent un service d’une relative longue durée (un an ou mieux encore, deux ans) ou n’auraient pas le profil que nous souhaitons, ce pourrait être, pourquoi pas, un couple de retraités avec le statut de « volontaires » MEP, par exemple. Il est nécessaire que ces personnes qui seraient pour un temps relativement long soient plus libres sur le site de l’hôpital et n’habitent pas dans la maison du directeur qui est aussi une maison d’accueil mais destinée davantage aux missions médico-chirurgicales de courte durée (15 jours-3 semaines) avec des médecins spécialistes venant de l’extérieur. Dans les plans originaux de l’hôpital une construction de type « studio » a été prévue. Là aussi, il est nécessaire d’envisager cette construction au plus vite. L’hôpital va bientôt ouvrir, c’est l’affaire de quelques mois…même s’il reste pas mal de choses à faire pour terminer les infrastructures. Il me faudra être un peu au four et au moulin, mais je commence à avoir l’habitude et l’expérience après toutes ces années, d’autant plus que depuis le mois de septembre dernier, j’habite sur le site de l’hôpital dans la maison du directeur et d’accueil, une construction financée par les Missions Étrangères de Paris.

Père Jean-Yves devant la maison du directeur

Père Jean-Yves devant la maison du directeur

Il demeure très intéressant de recevoir des dons en matériel ciblé

En attendant, nous sommes sur ce que nous appelons les « finitions » depuis plus de deux ans. Il s’agit de plomberie, de peinture, du carrelage, d’isolation des murs d’une grande partie du plateau technique (blocs), de la couverture des sols en pvc de la partie aseptisée, d’aménagements intérieurs et mobiliers et quantité d’autres choses et de tout ce qui est nécessaire pour que tous les bâtiments soient opérationnels selon leur destination. C’est une tâche longue, parfois compliquée (il faut chercher et trouver dans la capitale des compétences avec, heureusement, de nombreux amis de France ou de La Réunion qui viennent nous offrir les leurs) qui demeure coûteuse (achat par nous-mêmes des machines pour climatiser, renouveler et mettre en surpression l’air de la moitié du plateau technique soit environ 200 m²) mais, encore une fois, possible grâce à votre fidélité et au fruit de votre générosité. Les associations que sont l’Alehsam, l’Arehsam, l’Atahsam, l’Adrar, ATM, Électriciens sans Frontières, le Rotary Club, PHI Anjou, apportent leurs contributions considérables pour tel ou tel aspect de l’hôpital et sans lesquelles rien n’aurait été possible.

Logos des principales associations impliquées dans la construction de l'hôpital Sainte-Anne

Logos des principales associations impliquées dans la construction de l'hôpital Sainte-Anne

Ces dernières années, nous avons reçu beaucoup de matériel par container, offert et venu de toutes les régions de France par les bons soins de nos amis de l’association ATM du Nord. Là encore, votre générosité nous a permis de faire face aux frais d’acheminement. Un calcul rapide, avec l’habitude, montre qu’il demeure très intéressant de recevoir des dons en matériel ciblé. À quelques mois de l’ouverture, je me rends compte que nous n’avons pas encore tout ce qui nous sera nécessaire voire indispensable. De belles opportunités se sont présentées au fil des années…Malgré les restrictions dans les hôpitaux de France, il me semble qu’il y a néanmoins de l’excellent matériel renouvelé pour différentes raisons soit de nouvelles normes européennes (tel cet appareil de stérilisation à chaleur sèche reçu neuf et réformé pour justement cette raison) soit d’appareils plus performants. Nous avons besoin par exemple de respirateurs à soufflets (seconde génération, je crois) qui n’appartiennent pas à la génération de ceux utilisés aujourd’hui dans les hôpitaux de France où l’électronique présente ne résisterait pas suffisamment dans le temps à la chaleur et à la forte humidité de notre région ainsi qu’à l’air salé de la mer qui n’est pas très loin. Il est possible d’obtenir des lits hospitaliers…mais électriques ! Là aussi, le climat ne sera pas favorable au moteur. Si nous avons reçu gracieusement du beau mobilier médical d’une entreprise tourangelle, il nous manque quelques lits à pédales hydrauliques, quelques tables de nuit, fauteuils ou table à repas… etc. J’ose à peine l’écrire mais si des opportunités se présentent à vous, vos amis ou à des connaissances, n’hésitez pas à nous contacter, moi-même ou le docteur Pascal Petitmengin, président de l’Alehsam avec son épouse qui, deux fois par an, sont présents sur le site de l’hôpital pour nous prêter main-forte et connaissent parfaitement l’hôpital et ses besoins.

Matériel reçu de France

Matériel reçu de France

Pharmacie de l'hôpital Sainte-Anne

Pharmacie de l'hôpital Sainte-Anne

« Il fallait beaucoup de courage, et aussi sans doute une bonne dose d’inconscience - l’auteur lui-même en convient - pour s’engager dans une entreprise pareille »

Me voilà au terme de ce que je souhaitais partager avec vous. Je vais donc terminer en reprenant la réflexion tout à fait juste d’un confrère des Missions Étrangères venu de Paris nous visiter en novembre dernier : « Un confrère, Jean-Yves, construit un hôpital à Mananjary, sur la côte est de Madagascar. J’ai eu l’occasion de visiter l’hôpital qui devrait ouvrir ses portes au début de l’année prochaine, après plus de 10 ans de travaux. Il fallait beaucoup de courage, et aussi sans doute une bonne dose d’inconscience - l’auteur lui-même en convient - pour s’engager dans une entreprise pareille. Cela a pris beaucoup de temps, car il a choisi de construire cet hôpital en s’appuyant sur une main-d’œuvre locale, sans faire appel à une grande entreprise. C’était un projet risqué, car il n'avait absolument pas les compétences pour construire une telle structure. Mais il a su fédérer autour de lui tout un réseau de compétences, en France, à La Réunion (architectes, ingénieurs, techniciens, docteurs, etc.…), qui ont permis de venir à bout de toutes les difficultés. Les uns et les autres se sont relayés à Madagascar pour apporter leurs conseils et leurs compétences, et vérifier au fur et à mesure la viabilité du projet. Je trouve cette collaboration et cette solidarité absolument extraordinaires ».

Merci à ce confrère pour sa venue et ses encouragements ! De fait, quelle charge pour un seul homme qui pourrait se sentir tout aussi seul avec ses ouvriers locaux. Nous n’avons jamais fait le choix d’une entreprise pour la raison que le devis aurait été majoré d’au moins 30% pour un même résultat voire moindre, majoration non justifiée qui m’aurait mise mal à l’aise vis-à-vis de tous ceux qui ne ménagent ni leur générosité ni leur peine pour nous aider. Mais l’amitié et justement la solidarité de vous tous font que nous y parvenons ! Je fus donc inconscient…d’avoir répondu aussi rapidement (je m’étais donné 24 heures) à la demande de mon évêque qui voulait me charger de ce projet d’un hôpital pour et d’abord pour les plus pauvres...il y a des années déjà… La profonde humanité que sont la bienveillance, la bonté et la compassion de l’un et de l’autre, je crois, devant les plus souffrants que porte cette terre, fait qu’il aurait été difficile de refuser un tel appel face à des situations souvent terribles et parfois difficilement imaginables. Le missionnaire que je suis ne pouvait pas se soustraire à cette demande même si elle m’a faite un peu (voire beaucoup et sans le dire) peur. Dans le fond, ce sont les pauvres qui souffrent, qui n’ont rien et ne peuvent pas grand-chose qui, sans trop me poser de questions, m’ont permis d’aller jusqu’au bout d’une vocation missionnaire… commencée dans ce pays il y a plus de 33 ans maintenant.

Permettez-moi de vous souhaiter une belle et bonne année

Je ne sais pas quand vous recevrez cette lettre confiée à un ami, frère Renaud de l’abbaye de Mondaye en Normandie et qui se charge depuis de nombreuses années de l’expédier à tous et que je remercie vivement pour sa fidélité ! Néanmoins, en ce dimanche 19 janvier d’une nouvelle année, permettez-moi de vous souhaiter une belle et bonne année telle que vous la désirez et autant que faire se peut dans un pays dont nous espérons qu’il retrouve un peu de paix et de sérénité. Je vous redis encore une fois ma profonde gratitude de pouvoir mener à bien et jusqu’au bout, grâce à vous, le projet de l’Hôpital Sainte-Anne. Je n’attendrai sûrement pas la prochaine année pour vous donner des nouvelles lorsqu’il fonctionnera tant nous attendons ce moment !

Jean-Yves

Si vous avez l'occasion d'accéder par Internet à l'un de nos sites, il vous sera facile de voir à la fois la bonne avancée des travaux et le bon emploi de votre aide. Il y a l'association tourangelle, l'Atahsam : atahsam.over-blog.com, l'Alehsam de Lorraine : www.alehsam.com et l'Arehsam de l'île de La Réunion : arehsam.over-blog.com. Ces trois sites vous invitent d'ailleurs à vous abonner à la newsletter. À l'intention des amis qui souhaitent toujours nous aider, votre envoi se fait à : Procure Centrale des Missions Étrangères de Paris - 128, rue du Bac - 75341 Paris cedex 07 à l'ordre de : Séminaire des Missions Étrangères avec un petit mot « Hôpital Sainte-Anne de Mananjary - P. J.-Y. Lhomme ». Vous recevrez un accusé de réception pour vous dire que l'ensemble de votre don a été envoyé ainsi qu'un reçu fiscal. Et de moi ensuite... lorsque le fruit de votre générosité sera arrivé après plusieurs semaines, une carte de remerciements, renouvelée chaque année, acheminée par la Poste et qui montre l'avancée des travaux !

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 16:44
Madagascar, des bâtisseurs d'Espoir :
un reportage de RCF sur le père Jean-Yves Lhomme
et sur l'hôpital Sainte-Anne de Mananjary
Père Jean-Yves Lhomme

Père Jean-Yves Lhomme

Thierry Lyonnet, journaliste à RCF à Lyon (Radio Chrétienne Francophone) est venu au mois d'octobre 2018 à Mananjary pour réaliser une émission sur l'Hôpital Sainte-Anne.

 

Cliquez sur le triangle ci-dessous pour lancer le reportage audio de 25 minutes.

Mananjary est une ville d'environ quarante mille habitants, au sud-est de l'île de Madagascar. Très touchée par la pauvreté, elle manque de lieux de soins pour sa population : dans la région, on ne compte qu'un seul hôpital de soixante lits pour un million d'habitants.

 

Le Père Jean-Yves Lhomme, des Missions Etrangères de Paris, s'est lancé dans une entreprise impressionnante : faire sortir de terre un nouvel hôpital, à cinq kilomètres de Mananjary. Ainsi, en cas de montée des eaux, les bâtiments seront à l'abri. Ce sont des pavillons, et non une immense bâtisse : une façon de protéger la construction des conséquences des cyclones, des pluies diluviennes. Sans oublier la difficulté qu'il y aurait à entretenir régulièrement des ascenseurs... 

 

Accompagner dans la durée

L'évêque José Alfredo insiste sur l'idée de "défi", lorsqu'il évoque la santé locale. "Il faut enlever le tabou d'avoir peur de venir se soigner". Les personnes, en effet, se tournent encore vers le guérisseur traditionnel en cas de maladie.

 

"Ce n'est pas parce que c'est un hôpital pour les pauvres que ce doit être un pauvre hôpital"
 

Les pathologies dominantes demeurent le paludisme et les infections respiratoires, dans cette région au climat chaud et humide. L'Etat ne pouvant assurer tout le système de santé sur l'île, cet hôpital est une réponse pour accompagner les populations dans la durée. Sa construction et son fonctionnement répondent à des normes occidentales. Et le Père Lhomme rappelle que l'hôpital "doit durer dans le temps, pour les décennies à venir".

 

La passion à l'origine de la persévérance

"Il n’y avait aucune possibilité de faire ce projet sans l’accompagnement de la Divine Providence en qui j’ai une confiance indéfectible".
 

Le premier coup de pioche de l'hôpital a été donné en 2007. Qu'est-ce qui, alors, a permis au prêtre de tenir? "Je suis sensible à la détresse humaine, j'ai été confronté à beaucoup de demandes de la part de gens qui n'avaient plus personne vers qui se tourner. Il faut de la foi et du courage, mais surtout beaucoup de patience. Rien ne se fait en un jour dans ce pays. J’ai un côté un peu passionnel aussi. S’il n’y a pas de passion, on ne peut pas y arriver".

 

La prière permet au Père Lhomme de tenir, puisqu'il n'a guère le temps de tenir une paroisse ! Mais, au volant de son camion, il prie, pense et glorifie Dieu. Cet hôpital, dit-il, est un "miracle d'amour et de solidarité". 

 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 12:09

Si vous me le permettez... avant les reportages "techniques" sur la belle avancée de l'ensemble, j'ai voulu réaliser ce reportage-ci sur ce que j'appelle les " Journées HSA à Paris". Il était important de faire se rencontrer en France le plus grand nombre d'acteurs de notre projet qui travaillent et nous aident de quantité de manières.

Il y eut une première fois, 2 journées en octobre 2013. Une seconde les 25 et 26 février 2017 et la dernière les 14 et 15 avril  de cette année 2018.

C'est à Paris aux Missions Etrangères de Paris, au 128 rue du Bac dans le 7è arrondissement, que nous sommes gracieusement accueillis. La société des Missions Etrangères de Paris est la société de prêtres missionnaires à laquelle j'appartiens.

Entrée des MEP, 128 rue du Bac

Entrée des MEP, 128 rue du Bac

Côté jardin où cette grande maison a formé et envoyé plus de 4 000 missionnaires en Extrême Orient depuis 1658 et l'Océan Indien vers les années 60. Pour l'anecdote, je suis le 4228 ème.

Bâtiments des MEP vus du jardin intérieur

Bâtiments des MEP vus du jardin intérieur

Le père Gilles Reithinger, le supérieur général, qui nous accueille volontiers et chaleureusement nous fait un bref historique de la société des MEP et nous dit que "le beau quartier " dans lequel nous nous trouvons ne fut pas à l'origine ce qu'il est devenu aujourd'hui mais des terrains marécageux et un cimetière de lépreux à quelques mètres de notre maison...pas très prisé ! Comme quoi...

Père Gilles Reithinger

Père Gilles Reithinger

Au tour du missionnaire de remercier et d'accueillir...

Père Jean-Yves Lhomme

Père Jean-Yves Lhomme

Toujours l'accueil des amis d'HSA lors de la rencontre de février 2017.

Assemblée

Assemblée

Nos amis Evelyne et Jacques Péré, les architectes de l'Hôpital  qui ne ménagent pas leur peine et leur temps pour notre projet. Comme tous, ils oeuvrent à titre gracieux et viennent sur le site à Madagascar une fois par an. Le reste du temps, nous travaillons régulièrement par Internet et Skype. Encore une anecdote: des tourangeaux d'adoption et des amis de plus de ...40 ans.

Evelyne et Jacques Péré

Evelyne et Jacques Péré

Le père Dominique Pira, un ancien coopérant de Mananjary. Prêtre dans le diocèse de Metz et bon connaisseur des réalités d'ici. Résultat? Le fondateur avec quelques autres amis de l'Alehsam de Lorraine.

Père Dominique Pira

Père Dominique Pira

Pascal Petitmengin, docteur en médecine de son état à Jarny en Meurthe et Moselle avec tout un tas d'autres responsabilités inhérente à sa profession. Il vient régulièrement à Mananjary avec son épouse Marie Renée (infirmière) 2 fois par an...non pour soigner...l'hôpital n'est pas terminé...mais, quand on a une âme de bricoleur et que l'on y prend plaisir, faire tout ce qu'il y a à faire.

Dr Pascal Petitmengin

Dr Pascal Petitmengin

Jacques Rollo, président de PHI Anjou (Pharmacie Humanitaire Internationale). Nos amis de PHI nous soutiendront lorsque l'Hôpital fonctionnera. En attendant, ils ont souhaité prendre une part active dans la phase de construction. Ils sont en charge financière de l'installation des fluides médicaux. C'est une part coûteuse et importante.Le temps leur permet d'avoir de nombreuses activités pour rassembler  les fonds nécessaires. Nous n'allons pas tarder les prochains mois à venir à intervenir à ce niveau. Eux mêmes seront prêts!

Jacques Rollo

Jacques Rollo

Martine Vandangeon, elle même pharmacien, chef du projet HSA pour PHI Anjou.

Martine Vandangeon

Martine Vandangeon

Toujours nos amis de PHI. Ici notre ami Alain Davers, pharmacien biologiste si je ne me trompe, et président précédent de PHI Anjou. C'est à Alain que nous devons l'entrée de PHI dans l'Aventure HSA sur proposition de Martine qui connaissait Mananjary.

Alain Davers

Alain Davers

PHI de nouveau avec Françoise, infirmière de bloc si je me souviens bien. La "spécialiste" de la vente des épices au profit du projet HSA et comme le dit une certaine publicité : "Et ça marche" !

Françoise Halligon

Françoise Halligon

Nous passons maintenant à l'ADRAR, "une petite association" comme j'aime le dire à Anzex dans le Lot-et-Garonne. Claude Binet, le président ! Je pense que je connais quasiment tous les membres du bureau de l'Adrar et d'autres qui, eux aussi, sont devenus des amis et nous soutiennent depuis des années... 2011 si j'ai la mémoire fidèle.

Ils ont pris en charge le forage de l'eau ainsi que son pompage jusqu'au château d'eau.  Les structures étaient à notre charge, les leurs ne sont pas visibles et c'est pourtant des coûts que jamais, je n'aurai pu supporter seul. Et nous continuons ensemble, car ils soutiennent maintenant la station d'épuration biologique... dont on me dit qu'elle pourrait être un modèle puisque l'épuration des eaux n'existe guère dans  le pays.

Claude Binet

Claude Binet

Voici maintenant Electriciens Sans Frontières (ESF), une importante association dans toute la France sous forme de fédération. C'est ici Maggy Hanssens, la chef de projet (fédération Ile-de-France - Nord) pour l' Hôpital Sainte-Anne qui prend la parole.

Nous sommes loin de la ville (5 km); il était impossible de nous raccorder et  de toutes les façons, la compagnie nationale, la Jirama, sans doute dans l'impossibilité de nous fournir de manière permanente et fiable (tension), l'énergie dont l'hôpital aura besoin. La production et la distribution d'énergie est sans aucun doute le coût le plus exorbitant. Inutile de vous dire ma joie lorsque ESF, eux aussi, ont décidé de nous soutenir et d'entrer dans l'Aventure HSA.

Maggy Hansens

Maggy Hansens

Philippe Langlet, lui aussi membre d'ESF national et Ile-de-France - Nord. Un habitué d'HSA car si je me souviens bien, il a déjà bien dû venir 3 fois pour des missions sur place.

Philippe Langlet

Philippe Langlet

Gérard Duval, un membre d'ESF et de l'équipe projet HSA qui doit venir sur place en mission de travail en octobre 2018.

Gérard Duval

Gérard Duval

En petit comité lors de ces journées parisiennes avec ESF et Bernard Lebrun au centre qui, s'il n'est jamais venu sur le site HSA, le connaît parfaitement et à qui  nous devons les complexes (en tout cas pour moi) plans de distribution de l'énergie sur le site et quantité d'autres choses encore!

Père Jean-Yves Lhomme avec les membres d'ESF

Père Jean-Yves Lhomme avec les membres d'ESF

Anne Decourty, la responsable de l'association ATM (Aide au Tiers Monde - aide aux missions) dans le Nord à Sars Poteries non loin d'Avesnes et de Maubeuge. Une association fondée par le père Obein dans les années 60 que j'ai connu lorsque j'étais jeune missionnaire. Une belle association qui perdure et qui fait un extraordinaire travail.

C'est Anne qui nous envoie les containers que nous recevons ici à Mananjary avec tout le matériel qui arrive de toute la France chez elle pour nous. Nous pouvons également lui demander le matériel qu'elle pourrait disposer et qui nous serait utile ici. L'association est bien connue dans la région et on lui amène quantité de "choses". Si Anne avec l'association se met volontiers au service de la mission et nous simplifie magnifiquement la tâche, il va sans dire qu'elle n'a pas les moyens de payer l'acheminement des containers qui sont à notre charge. Je me pose souvent la question de savoir combien de containers sont partis en Afrique et à Madagascar depuis le début des années 60 ?

Anne Decourty

Anne Decourty

Le père Xavier Pallatin, un ancien coopérant de Nosy-Varika où j'étais pendant une quinzaine d'années. Xavier était à l'époque avec moi pendant un peu plus de 2 ans. Ingénieur de formation, il m'a superbement aidé à construire la mission de Nosy-Varika.  Il est actuellement curé de paroisse dans le diocèse de Nanterre, une petite paroisse, je crois, St Adrien qui, elle aussi, est entrée dans l'aventure HSA.

Père Xavier Pallatin

Père Xavier Pallatin

Frère (et Père) Renaud, c'est ainsi que l'on dit chez les chanoines des Prémontrés à l'abbaye de Mondaye en Normandie. Renaud est un ami d'enfance depuis pas loin d'une cinquantaine d'années. Nous sommes du même pays en Touraine à quelques maisons l'un de l'autre. Les Prémontrés ne sont pas complètement cloîtrés. Renaud, après avoir été prieur de l'abbaye de Conques, maître des novices, prieur du prieuré de Bonlieu dans la Drôme tout en étant à l'abbaye de Mondaye est curé d'au moins 80 clochers autour de l'abbaye. 

Frère Renaud

Frère Renaud

Jean-Marie Gautherot, de Strasbourg, ancien de la Maîtrise de Besançon. Une association justement des anciens, des professeurs et des amis de la Maîtrise qui chaque année lors de leurs retrouvailles ne manquent pas de soutenir financièrement HSA. Jean-Marie est un peu le représentant de la Maîtrise lors des journées HSA à Paris.

Jean-Marie Gautherot

Jean-Marie Gautherot

Brigitte Homo, représentante du groupe Foi et Développement de la paroisse Saint-François-de-Sales à Paris dans le 17è. Des amis fidèles... depuis 1989 lorsque j'étais missionnaire de brousse. Une fidélité qui se manifeste chaque année avec une partie des fruits de la quête de carême selon le désir des donateurs, pour HSA.

Brigitte Homo

Brigitte Homo

Barthelemy d'Angers qui a entendu parler de la future station d'épuration biologique... par  les amis de PHI d'Anjou. Cette future station entre dans le cadre de sa formation. Il est venu... il a aimé ce qu'il a fait... alors que nous n'étions pas tout à fait prêt avec ce pour quoi il venait... mais qu'à cela ne tienne, il ne s'est  ennuyé ! Il reviendra !

Barthélémy Couvreur

Barthélémy Couvreur

Lucien Geffroy, le président de l'Atahsam, l'association tourangelle née à Montlouis-sur-Loire, mon pays natal... C'est bien normal ! Là aussi, que d'activités, de temps donné, par tous les temps justement, je pense à l'équipe bois qui abat, tronçonne, achemine les commandes de bois en plein hiver pour récolter des fonds...

Lucien Geffroy

Lucien Geffroy

Justement, voilà Pierre Deschamps ,dit Pierrot, 80 ans, le moteur, l'animateur, le concepteur de cette équipe bois, efficace où règne amitié et franche bonne humeur dans un travail pas toujours facile par tous les temps de l'hiver... Il faut y croire à HSA et ils y croient!

Pierre Deschamps

Pierre Deschamps

Christian Martin, le trésorier de l'Atahsam, vigneron de son état et toujours à bien plus de 80 ans qui a vu gamin ... le missionnaire comme beaucoup d'autres de l'Atahsam d'ailleurs !

Christian Martin

Christian Martin

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 17:03

Au cours des 2  journées, les 25 et 26 février 2017, les participants se sont répartis en trois ateliers.

Ces ateliers peuvent  être d'ordre technique, traiter des questions pour  trouver des moyens de financement du futur hôpital, préparer  son futur fonctionnement et beaucoup d'autres questions où les compétences des uns et des autres, dans une franche écoute, il n'y a pas de doute, disent l'intérêt de toutes les personnes présentes représentantes de beaucoup d'autres qui ne pouvaient être  là.

Groupe travail : fonctionnement de l'hôpital

Groupe travail : fonctionnement de l'hôpital

Groupe de travail : technique

Groupe de travail : technique

Groupe de travail : finances et communication

Groupe de travail : finances et communication

Avec, bien sûr, les traditionnelles remontées!

Jacques Ardon (Atahsam) rapportant les conclusions du groupe finances et communication

Jacques Ardon (Atahsam) rapportant les conclusions du groupe finances et communication

Et le missionnaire de compléter...voire d'argumenter!

Patricia Leroux (PHI) et Père Jean-Yves Lhomme

Patricia Leroux (PHI) et Père Jean-Yves Lhomme

Le prototype du logo officiel du futur Hôpital Sainte-Anne, apporté et créé par Régis de l'Adrar du Lot-et-Garonne (qui ont soutenu le forage et le pompage de l'eau potable d'HSA et soutienne en cette année 2018 la station d'épuration biologique). La mosaïque fera 2 x 2 mètres ; elle sera accolée sur le mur du plateau technique (les blocs opératoires) à l'entrée de l'hôpital. Toutes  les personnes présentes ont souhaité participer financièrement à cette mosaïque du logo officiel  qui représente un certain coût. En ce mois d'octobre 2018, les 3 caisses la contenant sont déjà arrivées par container. Je laisse le soin aux amis de l'Adrar de les déballer à la fin de ce mois d'octobre...

Père Jean-Yves Lhomme et Régis Chevalier (Adrar)

Père Jean-Yves Lhomme et Régis Chevalier (Adrar)

Tout simplement une photo du groupe des participants à ces journées HSA (février 2017) à Paris aux Missions Etrangères de paris, côté jardin... avant de se quitter!

Participants de la journée HSA du 26 février 2017

Participants de la journée HSA du 26 février 2017

Partager cet article
Repost0
6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 22:04

En ce début d'année 2017, le Père Jean-Yves Lhomme a donné une interview à l'attention des membres de l'ATAHSAM et, au delà de l'association, à l'attention de toutes les personnes qui sont fidèles à ce blog pour suivre l'avancée de la construction de l'hôpital Sainte-Anne.

L'interview a été scindée en deux vidéos.
 

La première partie retrace les principaux travaux réalisés en 2016.

Au niveau technique, nous ne disposions pas d'une très bonne connexion vidéo, en revanche le son est correct.

Bonne vidéo (cliquer sur l'image ci-après).

Interview Père Jean-Yves Lhomme du 15 janvier 2017 (1ère partie)

.

Dans la seconde partie,

le Père Jean-Yves explique les enjeux pour 2017, donne rendez-vous aux associations pour une rencontre à Paris les 25 et 26 février prochains et lance plusieurs appels :

  • Premier appel : afin d'anticiper le fonctionnement de l'hôpital, il faudrait équiper le magasin avec du matériel médical comme des attelles, des compresses, des seringues, etc., matériel qui serait envoyé de France. A nous de démarcher hôpitaux, pharmacies, médecins et infirmières libérales.
  • Second appel : trouver des personnes intéressées pour aller à Madagascar et donner un coup de main sur le chantier pendant 2 ou 3 semaines. La bonne volonté suffit mais si ces personnes disposaient de compétences techniques, électricité, ou plomberie, ou menuiserie, etc., ce serait un plus ! Si cette proposition vous intéresse, merci de  d'envoyer un mail à l'adresse atahsam@aliceadsl.fr.

Bonne vidéo (cliquer sur l'image ci-après).

Interview Père Jean-Yves Lhomme du 15 janvier 2017 (2ème partie)

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Association Tourangelle d'Aide à l'Hôpital Ste-Anne à Madagascar
  • : Objectifs principaux de ce blog : - Présenter le chantier de construction de l'hôpital Ste Anne à Mananjary et son évolution. - Faire part des activités, passées et futures de l'association tourangelle pour récupérer des fonds qui seront envoyés à Mananjary. - En lien avec les autres associations (ALEHSAM, AREHSAM), créer une chaine d'amitié et de solidarité pour supporter ce beau projet.
  • Contact